Le port de Strasbourg,
un outil au service du développement durable

 

Il favorise les modes de transport alternatifs à la route

Structurellement, le Port autonome de Strasbourg est un outil au service du développement durable. Par son rôle de plateforme plurimodale, il favorise les modes de déplacements alternatifs à la route que sont le ferroviaire et bien évidemment le transport fluvial et ce depuis sa création.

A titre d'illustration, le réseau ferré du Port autonome de Strasbourg est de 150 km (contre 39 km de routes) et la gare du Port du Rhin est la première gare fret alsacienne. Par ailleurs, 8,6 Mio de tonnes fluviales transitent par le Port autonome avec pourtant une zone de chalandise bien moins importante que Paris qui ne fait "que" 19 Mio de tonnes.

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Un pionnier des transferts modaux

Le Port autonome de Strasbourg s'est résolument positionné en pionnier pour les transferts modaux  : premier port du Rhin supérieur à avoir créé dès 1969 un terminal conteneurs et mise en place d'une voie ferrée permettant d'accueillir des trains complets dès la création du terminal conteneurs Nord (cette option a ainsi permis de maintenir une activité conteneurs ferroviaire à Strasbourg lors de la fermeture du terminal de Cronenbourg), seul port alsacien doté de moyens de transbordement pour les colis lourds. Il entend se positionner comme hub sur le Rhin supérieur, en favorisant des liaisons complémentaires au Rhin, notamment vers le Sud.

 

La découverte de Strasbourg par un mode de transport peu polluant

  un mode de transport peu polluant Au niveau touristique, le Port autonome de Strasbourg permet le développement de la découverte de Strasbourg par un mode de transport peu polluant.
Il assure un suivi par GPS de ses bateaux pour s'assurer du respect des vitesses, gage de respect de l'environnement (pollution, vagues affectant le patrimoine de la Petite France).
Il exploite un bateau à propulsion électrique, le Gustave Doré, seul bateau de cette taille en France.



Un port attentif aux obligations de dépollution

Au niveau domanial, les contrats comportent des clauses relatives à la remise en état des sites occupés par les entreprises. La forme même des contrats (amodiation : location de longue durée) garantit d'une part, une possibilité d'utilisation optimale de l'espace, les terrains libérés peuvent être aisément reloués et "remembrés" et d'autre part, évite la formation de friche orpheline, le Port restant très attentif aux obligations des entreprises pour garantir la bonne fin de la dépollution.

 

Des moyens humains et matériels en cas de pollution

En cas de pollution accidentelle, le Port a des hommes et des matériels capables d'agir rapidement, évitant ainsi une propagation de la pollution, et ce alors même que cette responsabilité ne lui incombe pas directement.

 

Le port favorise les transports en commun et le vélo

Le Port favorise les initiatives visant à développer les transports en commun et la bicyclette pour se rendre dans les entreprises : participation à l'étude qui a conduit en 2007 à la refonte de la desserte CTS, mise en place par le Port d'abris sécurisés à vélos, études pour la mise en place d'un transport en commun fluvial.

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Un équilibre harmonieux entre le transport et la logistique et les écosystèmes riches

Les transports et la logistique sont consommateurs d'espaces souvent proches d'écosystèmes riches. Le Port s'engage fermement pour la recherche d'un équilibre harmonieux entre ces logiques. Ainsi, il participe à l'étude sur la valorisation des biens environnementaux qui doit permettre de mieux objectiver ce débat. Il développe, notamment à Lauterbourg, des zones de qualité où les questions de continuité écologiques sont prises largement en compte.

 

Une démarche écologique et responsable

Le Port s'est doté d'une politique éco-responsable globale, tentant de prendre en compte tous ses impacts environnementaux. Dans l'idée d'être exemplaire, il sensibilise en interne ses agents quant à leur consommation de papier ou à leur gestion de l'énergie et de l'eau. Les cartouches d'encre, les piles et divers autres déchets sont triés et remis à la filière de traitement adéquate. L'éclairage extérieur est doté de lampes à basse consommation. En parallèle, les marchés publics insèrent des critères socio-environnementaux, en référence aux normes nationales (NF environnement), européennes (la fleur bleue), voire internationales. Les livraisons sont rationalisées afin d'avoir une empreinte carbone moindre. 

 

Des applications à l’unité voies ferrées

 

Désherbage
Pour des raisons de propreté et de sécurité des circulations mais aussi de pérennité de l’infrastructure, il est nécessaire de désherber et débroussailler les voies ferrées et leurs abords. Le Port autonome de Strasbourg met alors en œuvre des produits phytosanitaires. Afin de préserver au mieux l’environnement, les équipes du Port, formées et compétentes, utilisent des produits différents selon la sensibilité des zones (abords des bassins, zone de captage des eaux). Le dosage est maîtrisé et les engins d’épandage étalonnés avant chaque campagne. Les équipes effectuent un traitement de désherbage au printemps sur l’ensemble du réseau et un débroussaillage ciblé à l’automne afin que l’utilisation du produit soit pertinente.

applications à l'unité voies ferrées

Graissage
Les appareils de voie, communément appelés « aiguillages », sont des systèmes mécaniques dans lesquels des pièces métalliques sont en mouvement les unes par rapport aux autres. Elles nécessitent par conséquent un graissage approprié. Le Port autonome de Strasbourg utilise pour ce faire des produits (graisses et huiles) biodégradables et possédant une caractéristique d’adhérence suffisante pour limiter le phénomène de lavage dû aux intempéries. L’application se fait au pinceau afin de garantir une application ciblée et parcimonieuse.

Traitement des déchets
Les voies ferrées du Port sont posées sur des traverses en bois créozoté (la créozote étant un produit de traitement du bois permettant une bonne conservation du bois au regard des intempéries). Ces traverses, lorsqu’elles sont remplacées, sont alors considérées comme des déchets et à ce titre rentrent dans un circuit de recyclage approprié avec traçabilité.
Le ballast (cailloux de granit sur lesquels reposent les traverses), lorsqu’il est remplacé est, lui, traité de manière sélective et recyclé. Le ballast « propre » est envoyé dans des entreprises qui le réutilisent pour la réalisation de matériaux mis en œuvre dans les travaux publics, le ballast ayant des traces d’huile (provenant essentiellement du graissage des appareils de voie) est quant à lui recyclé par des entreprises spécialisées dans le traitement de ce genre de déchet.